La définition de l’orgasme est assez incertaine. La revue scientifique Clinical Psychology Review , recense ainsi 26 acceptions différentes, dont aucune n’est consensuelle. Dans la pratique médicale, on retient une définition assez restreinte : l’orgasme désigne une succession de mouvements musculaires dans le cadre d’une activité sexuelle ; ces mouvements s’accompagnent généralement d’une accélération du rythme cardiaque et du rythme respiratoire. L’orgasme ferait ainsi référence à la libération soudaine d’une importante tension sexuelle.
En dehors de cette définition restreinte, l’identification des phénomènes physiologiques liés à l’orgasme est matière à débat. Parmi les points portant à controverse, la communauté médicale s’interroge sur l’existence d’orgasmes féminins causés par la seule stimulation du point G, ou d’orgasmes continuels capables de durer plusieurs minutes, voire une heure.
Les définitions psychologiques ou neurologiques de l’orgasme sont encore plus hypothétiques. Les sensations éprouvées varient grandement d’un individu à l’autre. Il est dès lors difficile d’inscrire l’ensemble des observations dans un cadre général. Les recherches contemporaines tendent néanmoins à s’accorder sur les points suivants :
L’orgasme résulte généralement d’une succession de stimulations régulières opérées sur les principales zones érogènes du corps humain pour les deux sexes.
Aux facteurs physiques s’ajoutent une multiplicité de facteurs psychologiques qui ne sont pas encore parfaitement identifiés par la communauté scientifique. Ces facteurs sont parfois suffisants. Un rêve érotique peut provoquer un orgasme indépendamment de toute stimulation physique. Inversement, un contexte psychologique défavorable n’empêche pas l’émergence d’un orgasme physique, strictement mécanique.
La plupart des recherches menées sur la psychologie de l’orgasme portent sur l’orgasme féminin. Elles admettent plus ou moins explicitement l’hypothèse d’un orgasme féminin plus introverti et plus complexe que l’orgasme masculin.
Dans les années 1950, ce sont des sexologues tchécoslovaques qui ont débuté les recherches sur l’orgasme féminin : « Ils se sont concentrés
sur l’importance de l’égalité entre des hommes et des femmes comme un composant principal de plaisir féminin.
Contrairement à une idée reçue largement répandue, il n’existe pas de différence de durée significative entre les orgasmes masculins et féminins.
Souvent ressentis par les hommes qui en souffrent comme une humiliation, les trois symptômes majeurs d’une éjaculation précoce sont en premier lieu l’impossibilité à contrôler ou à retarder l’éjaculation lors de chaque (ou presque chaque) pénétration vaginale. Dans un second temps, lors du rapport, une éjaculation rapide qui se produit au bout de 3 minutes environ (ou parfois la survenue d’une éjaculation avant même pénétration intravaginale ou dans la minute qui suit la pénétration).
Cette situation a des conséquences négatives sur l’homme et sur le couple, comme la détresse, la frustration, une gêne et/ou un évitement des relations sexuelles.
L’origine de l’orgasme féminin a suscité de nombreuses études, théories et mythes
L’orgasme féminin est un trait homologue avec des racines évolutives très profondes et serait un réflexe hormonal ovulatoire associé à la copulation, réflexe devenu inutile avec la transformation de l’ovulation induite (décharge d’hormones telles que la prolactine et l’ocytocine lors de la copulation comme chez les chattes et les lapines), en ovulation spontanée chez les femmes. L’orgasme féminin est lié à l’ovulation.
Chez certaines personnes, il peut exister des facteurs favorisants :
Il est intéressant de savoir que le pourcentage d’hommes affectés (20 à 30 %) ne varie pas en fonction de l’âge, contrairement à la plupart des maladies.