Infertilité

Qu’est ce que L'infertilité ?

L’infertilité ou la stérilité se définie comme l’impossibilité de procréation due à divers facteurs.
L’homme est à l’origine des 2/3 de cas d’infertilité dans le monde, d’après l’organisation mondiale de la santé (OMS).

Les causes de l’infertilité masculine sont nombreuses et variées, et c’est au médecin traitant de les diagnostiquer et d’y apporter les solutions adéquates.

Les différentes formes de stérilité masculine

Selon les statistiques de l’OMS, la cause la plus fréquente de stérilité masculine est l’absence totale de spermatozoïdes dans les testicules qui peuvent, à leur tour, être mal positionnées par rapport à la normale. C’est ce qu’on appelle l’azoospermie.
Cette dernière est causée par une carence alimentaire, un excès de consommation d’alcool, une hausse de fièvre mal soignée, une chimiothérapie ou une addiction à la drogue.
Le diabète, l’obésité, la toxicomanie, les traitements lourds en antibiotiques ou en corticoïdes peuvent, pour leur part, réduire la quantité de sperme à moins de 30 millions/ml, ce qui mène à une oligospermie.
Dans certains cas, la mobilité du spermatozoïde peut être ralentie jusqu’a -40%.

Nous parlons alors d’asthénospermie.
Quand le nombre de spermatozoïdes génétiquement anormaux (malformation au niveau de la tête, du flagelle…) dépasse les 60%, on est devant un cas de tératospermie. Le médecin traitant cherchera, dans ce cas, des signes d’infections anciennes ou récentes.

Les traitements possibles

Les traitements de l’infertilité masculine dépendent du diagnostic émis par le médecin traitant après un entretien détaillé concernant le déroulement de la puberté et la période qui la suit, des analyses, des échographies et dans certains cas, une biopsie.

Les traitements médicaux

  • Ces traitements varient selon l’origine de l’infertilité chez l’homme.
    Ainsi, des antibiotiques seront prescrits si le patient souffre d’une prostatite (infection de la prostate).
    Dans le cas d’une défaillance au niveau du fonctionnement testiculaire, des hormones peuvent être prescrits.
    L’administration de corticoïdes est également possible dans certaines infertilités de cause immunologique. Il s’agit de l’apparition d’anticorps dirigés contre les spermatozoïdes.

Les techniques chirurgicales

Quand le patient souffre d’obstacles bilatéraux au niveau de l’épididyme ou des canaux déférents, ou a subit auparavant une vasectomie, les spécialistes peuvent proposer une intervention chirurgicale visant à rétablir la perméabilité des voies génitales.
Lorsque le patient souffre d’une varicocèle testiculaire (il s’agit du développement de varices autour des veines entourant les testicules et entrainant une perturbation au niveau de la formation des spermatozoïdes), le médecin traitant peut proposer un traitement chirurgical soit par incision classique inguinale ou abdominale, soit par cœlioscopie.
Ces interventions visent à ligaturer les veines spermatiques dans leur portion haute, de manière à entraîner une involution des veines du cordon.

L'assistance médicale à la procréation (AMP)

Les techniques d’AMP représentent souvent l’une des meilleures solutions compte tenu du taux de succès souvent modeste des traitements médicaux ou chirurgicaux.
Dans un premier temps, le médecin traitant peut proposer une insémination artificielle.
Cette technique permet d’augmenter la probabilité de fécondation puisque le sperme est placé dans le col utérin ou la cavité utérine, ce qui augmente les chances de survie des spermatozoïdes et par conséquent, la probabilité d’une grossesse.
Si après 3 à 4 tentatives aucun résultat positif n’est atteint, le médecin traitant proposera, en général, une FIV (fécondation in vitro) ou alors une ICSI.
Cette dernière technique consiste à injecter un spermatozoïde dans l’ovule grâce à une micropipette.

De nos jours, l’infertilité, qu’elle soit masculine ou féminine, n’est plus une fatalité. De plus en plus de couples réussissent à surmonter cette épreuve grâce à la médecine moderne et aux techniques évoluées.
Cependant, une bonne hygiène de vie, une alimentation saine et un suivi par un spécialiste s’imposent pour faire face à l’infertilité.

L’INFERTILITE FEMININE

Pour que sa fertilité soit conservée, la femme doit avoir :

  • une ovulation régulière et d’une qualité correcte 
  • Des trompes utérines perméables 
  • Une glaire cervicale de bonne qualité 
  •   Un appareil génital qui permet des rapports sexuels complets et un contact entre la glaire cervicale  et les spermatozoïdes 
  •   une muqueuse utérine qui permet à l’ovocyte fécondé de se fixer dans l’utérus (la nidation).

Anomalies de l'ovulation

Ces anomalies expliquent 20 % des cas d’infertilité dans le couple

Il s’agit d’une absence d’ovulation (c’est-à-dire d’une absence totale d’ovocytes) ou d’une

Ovulation de mauvaise qualité. Les règles sont absentes ou irrégulières.

Les troubles de l’ovulation sont d’origines multiples :

  • Insuffisance ovarienne avec diminution du stock de follicules (baisse de la réserve ovarienne) et altération de la qualité des  ovocytes

Cette insuffisance ovarienne peut être prématurée avec perte folliculaire anormalement importante associée à l’absence de cycle menstruel (aménorrhée) et présence d’une ménopause précoce ;

  •   Anomalie chromosomique ;
  • Dérèglement hormonal et perturbation de l’axe hypothalamo-hypophysaire. L’insuffisance de sécrétion hormonale par cet axe hypothalamo-hypophysaire peut être génétique, tumorale ou en rapport avec des troubles alimentaires (anorexie mentale, apport nutritionnel insuffisant aux regards de l’activité physique) 
  • Syndrome des ovaires poly kystiques ;
  • Séquelles de chimiothérapie, de radiothérapie ou de chirurgie. La chimiothérapie anticancéreuse, mais aussi certains actes de chirurgie portant sur les organes reproducteurs et la radiothérapie peuvent conduire à l’infertilité. Avant leur mise en route, des mesures sont prises pour préserver la fertilité. Elles reposent principalement sur le recueil et la conservation par congélation de cellules reproductrices ou de tissus germinaux (tissu ovarien).

Les causes obstructives et mécaniques d'infertilité de la femme

L’obstruction des  trompes de fallope : une cause fréquente d’infertilité féminine

Cette obstruction totale ou partielle, également appelée obstruction tubaire, fait suite à :

  • des salpingites, conséquence d’infections sexuellement transmissibles, en particulier après des infections à Chlamydia ;
  • des lésions d’endométriose ;
  • des séquelles chirurgicales.

Les obstacles mécaniques au niveau de l'utérus

Divers obstacles mécaniques peuvent être à l’origine d’une infertilité chez la femme :

  • Séquelles au niveau du col de l’utérus après conisation pour cancer du col utérin ;
  • Anomalies de la qualité de la glaire cervicale ou incompatibilité entre la glaire cervicale et les spermatozoïdes 
  • Malformations congénitales (utérus cloisonné ou absent, par exemple dans le syndrome de Mayer-Rokitanski-Küster-Hauser qui associe une absence d’utérus et de vagin avec des ovaires normaux) 
  • Polypes ou fibrome utérin.

L'endométriose : cause fréquente d'infertilité

L’existence de foyers d’endométriose plus ou moins nombreux souvent localisés au niveau de l’isthme de l’utérus, mais aussi dans le péritoine ou les ovaires, peut être responsable d’infertilité.

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