Des kystes, petites grosseurs anormales contenant du liquide, se développent parfois au niveau d’un ovaire. Ils sont soit fonctionnels et transitoires, influencés par les sécrétions hormonales du cycle menstruel, soit organiques. Les kystes de l’ovaire sont le plus souvent bénins.
Un kyste ovarien est une tuméfaction contenant du liquide présente sur l’un des ovaires ou les deux. Les ovaires sont situés à l’extrémité des trompes de fallope, elles-mêmes reliées à l’utérus.
Le kyste ovarien est le plus souvent bénin, mais sa présence à cet endroit est anormale.
Il est :
5 à 7 % des femmes développent un kyste ovarien dans leur vie. Cependant, les jeunes filles de 10 à 16 ans peuvent aussi présenter des kystes fonctionnels ou plus rarement organiques.
Les kystes organiques se développent à partir d’un tissu ovarien. Ils ne changent pas de volume au cours du cycle menstruel et ne disparaissent pas spontanément. Leur origine est inconnue à ce jour.
Quatre types de kystes ovariens organiques
Les kystes ovariens séreux
Les kystes ovariens séreux sont les plus répandus. Ils contiennent uniquement un liquide fluide et leur paroi est fine.
Les kystes ovariens mucoïdes ou mucineux
Composés de plusieurs cavités séparées par des cloisons, les kystes ovariens mucineux renferment un liquide plus dense, voire pâteux. Leur paroi est aussi plus épaisse que celle des kystes séreux.
Les kystes ovariens dermoïdes
La structure cellulaire des kystes ovariens dermoïdes est semblable à celle de la peau. Ils peuvent aussi contenir de la graisse et des parties calcifiées (dépôt de calcium).
Les kystes ovariens endométriosiques
Liés à une maladie nommée endométriose, les kystes ovariens endométriosiques présentent une paroi épaisse parcourue de vaisseaux sanguins. Ils sont remplis à la fois de liquide et de sang.
Kystes ovariens organiques : bénins mais pas de régression spontanée
Le plus souvent, les kystes organiques sont bénins. Néanmoins, ils sont enlevés afin d’éviter toute complication (torsion de l’ovaire, hémorragie intra-kystique, etc.)
Ils sont ensuite analysés notamment pour vérifier qu’ils ne comportent aucune cellule cancéreuse.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est dû à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou hypophysaire. Il est caractérisé par une production excessive d’androgènes, en particulier de testostérone, responsable de plusieurs types d’anomalies chez les femmes concernées :